Edith Stein, en religion sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (née le 12 octobre 1891 à Breslau, dans l'Empire allemand, morte le 9 août 1942 à Auschwitz, en Pologne) est une religieuse, philosophe et théologienne allemande. Née dans une famille juive, elle passe par une phase d'athéisme. Étudiante en philosophie, elle est la première femme à présenter une thèse dans cette discipline en Allemagne, puis continue sa carrière en tant que collaboratrice du philosophe allemand Edmund Husserl, le fondateur de la phénoménologie.
Sa réflexion la pousse vers le christianisme auquel elle se convertit en 1921. Elle enseigne alors et donne des conférences en Allemagne, développant une théologie de la femme, ainsi qu'une analyse de la philosophie de Thomas d'Aquin et de la phénoménologie.
Interdite d'enseignement par le régime nazi, elle décide d'entrer au Carmel, où elle devient religieuse sous le nom de Sœur « Thérèse-Bénédicte de la Croix ». Arrêtée par la SS, elle est déportée et meurt « pour son peuple » à Auschwitz. « Philosophe crucifiée », elle est déclarée « bienheureuse », sainte, et co-patronne de l'Europe par le pape Jean-Paul II en 1998.
Titanic est un film allemand d'Herbert Selpin et Werner Klingler sorti en 1943. Ce film de propagande voulu par Joseph Goebbels met en scène le naufrage du Titanic, paquebot transatlantique britannique ayant heurté un iceberg en avril 1912. Derrière la tragédie, le film vise à condamner la cupidité des propriétaires britanniques du navire à travers le personnage de Joseph Bruce Ismay qui n'hésite pas à lancer son navire à toute vitesse dans l'océan Atlantique au mépris de la sécurité. À l'inverse, le lieutenant Petersen, officier allemand, s'oppose à ces méthodes et sauve le propriétaire du navire dans le but de lui faire payer ses crimes devant la justice.
D'abord réalisé par Herbert Selpin, le film est terminé par Werner Klingler après le suicide du premier, arrêté pour avoir critiqué la Wehrmacht. Il ne sort cependant pas en Allemagne, Goebbels craignant qu'un film catastrophe puisse démoraliser la population, subissant alors les bombardements de la R.A.F. Il sort cependant à Paris. Le film est diffusé en RFA en 1950, mais est rapidement retiré suite aux protestations britanniques. Il reste cependant utilisé en RDA.
Le film, très contesté sur le plan historique, s'est cependant vu reconnaître de bons côtés. Ainsi, les plans de scènes de panique ont été repris dans le film Atlantique, latitude 41° de 1958.